Création du terrain d'éducation physique années 1920 (≈ 1920)
Terrain sportif près des voies ferrées.
après 1945
Modernisation par Pierre Dufau
Modernisation par Pierre Dufau après 1945 (≈ 1945)
Bâtiment d’accueil et bassins rénovés.
années 1980
Projet de rénovation abandonné
Projet de rénovation abandonné années 1980 (≈ 1980)
Refus de cofinancement par Amiens.
années 1990
Comblement des bassins
Comblement des bassins années 1990 (≈ 1990)
Fermeture définitive du site.
13 février 2020
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 13 février 2020 (≈ 2020)
Protection du patrimoine cheminot.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La piscine Léon Pille dite « La Cheminote », façades et toitures, ainsi que le mur de clôture sur la rue Dejean, situés au 281 rue Dejean, figurant au cadastre section CW, parcelle 54, tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 13 février 2020
Personnages clés
Pierre Dufau - Architecte
Concepteur du bâtiment moderne (1945).
André Dufau - Collaborateur (frère de Pierre)
Associé au projet architectural.
Origine et histoire
La piscine Léon-Pille, surnommée « la Cheminote », fut construite dans le quartier cheminot d’Amiens, près de la gare, pour répondre aux besoins sportifs des employés de la SNCF et de leurs familles. Dès les années 1920, la Compagnie des Chemins de Fer du Nord y aménagea un terrain d’éducation physique, complété après la Seconde Guerre mondiale par des installations sportives (piste, stade, boulodrome) et une piscine extérieure avec trois bassins, un plongeoir et un solarium. Ce projet s’inscrivait dans une volonté d’offrir des loisirs structurés aux cheminots, dans un contexte de reconstruction et de modernisation des cités ouvrières.
En 1945, la SNCF confia à l’architecte Pierre Dufau la modernisation du site, incluant un bâtiment d’accueil avec vestiaires et douches, remplaçant les cabines en bois initiales. Dufau conçut un édifice sobre et fonctionnel, alliant béton, lignes épurées et circulations optimisées, reflétant les contraintes économiques de l’après-guerre tout en incarnant la modernité architecturale. Équipée de systèmes de filtrage innovants, la piscine combinait hygiène, confort et ouverture sur l’extérieur, devenant un symbole de la Seconde Reconstruction amiénoise.
Dans les années 1980, un projet de rénovation échoua faute de financement partagé avec la ville d’Amiens. Les bassins furent comblés dans les années 1990, et le site, progressivement dégradé, fut finalement inscrit aux Monuments Historiques le 13 février 2020. Aujourd’hui, des propriétaires privés œuvrent pour sa préservation, soulignant son importance patrimoniale liée à l’histoire sociale et industrielle des Hauts-de-France.